Entre études théâtrales à Paris, expériences à l’étranger, le tout parsemé de sport et de lecture, Laure nous retrace son parcours et le début de son aventure chez Moov’Cycle.

Laure, peux-tu te présenter ?


J’ai vu le jour un 30 août 1990, je suis donc du signe de la vierge, avec un bel ascendant bélier. Doux mélange de sensibilité et de force donc ☺ Je suis la dernière d’une fratrie de deux ou plutôt de trois. Ma grande sœur Gaëlle 31 ans, et mon grand frère adoptif Shefket, Kosovar de 47 ans.

“(…) s’ouvrir à la différence, donner.”

Mes parents ont recueilli ce dernier il y’a des années maintenant, lorsque j’avais 6 ans.C’était à l’époque des fêtes de Noël, Shefket vendait des journaux à même le macadam.
Mes parents ont croisé son chemin et ont décidé de le ramener à la maison afin qu’il s’y change, qu’il s’y lave… Il n’est jamais repartis. Cette partie de mon histoire est l’une des plus importante car ce sont les fondements même de mon éducation. Ouvrir sa porte à celui qui n’a rien, s’ouvrir à la différence, donner. Shefket m’a transmis la passion du sport, la résilience, l’acceptation, et j’en passe …

Je suis d’après les dires et depuis toute jeune, un petit clown.
Petit clown pour qui le rire est, et demeure un remède à la vie. Rire, faire rire. Aujourd’hui encore, l’humour me permet de passer outre certains aspects de la vie. Le rire est à coup sûr un puissant remède à la morosité.  Le reste de mon enfance fut bercé par l’équitation durant 15 années, où j’ai poussé jusqu’au niveau galop 7.

Puis par le théâtre, l’improvisation, qui tous deux m’ont rapidement donné la passion des planches. Un rêve que je réaliserai plus tard à ma majorité. Le sport était déjà très présent dans ma vie, de par mes parents et mon frère. Je nourrissais déjà le gout du dépassement et de la quête de soi. C’est donc, dans les grandes lignes, ainsi que j’ai grandis. Je vous amène à l’étape de la majorité, de la découverte de soi, de ses rêves, ses aspirations.
Le début de la vie d’ « adulte ».

      Peux-tu nous en dire plus quant à la suite, ton parcours, le sport ?

Légèrement rebelle dans l’âme, l’école était on va dire facile pour moi.  J’esquissais déjà toute jeune un désir de découverte, un désir d’aller voir ce qui se passait ailleurs. C’est pourquoi je quitte Lille à 18 ans pour m’installer à Paris, où je souhaite y assouvir mon rêve de devenir comédienne.
Je passe trois années dans une école de théâtre dans laquelle j’ai la chance de m’essayer aux planches. Je parviens même parfois à obtenir des tous petits rôles dans des téléfilms. En parallèle je suis commerciale, barmaid, intermittente du spectacle, j’écris, et je me mets corps et âme à la course à pied. 

“(…) la course à pied va s’avérer être la « thérapie » dont j’ai besoin.”

Cette jungle parisienne provoque en quelques sortes l’arrêt de l’équitation. C’est alors que la course à pied va s’avérer être la « thérapie » dont j’ai besoin. Un cahier pour écrire, des baskets pour courir, voilà quels sont les exutoires qui me sont devenus propre, et qui demeurent  aujourd’hui encore la nourriture de mon âme. Pour faire court, les chiens ne font pas des chats. J’ai en effet baigné dans la littérature depuis mon plus jeune âge. Mes parents fous de lecture, de voyage, d’art et d’écriture m’ont transmis très jeune ce désir d’apprendre et de poser sur la toile.

Aujourd’hui, en parallèle de leur métier, mon père est écrivain, ma mère musicienne et prochainement auteur d’une pièce de théâtre qui verra le jour au printemps prochain. Je ne les remercierai jamais assez de m’avoir légué cette soif de savoir, cette espèce de quête de vérité qu’est celle de l’humain qui se questionne …  

“J’y ai fait d’innombrables rencontres qui aujourd’hui encore résonnent en moi.”

Mais après cinq années de vie parisienne, j’étouffe, je ne m’y sens plus à ma place. Je tire à ce moment un trait sur le théâtre, et me voilà partie pour rejoindre le Club méditerranée, où je retrouverai le voyage, les planches, et le sport … Ces quatre années en tant que GO m’ont appris à un stade outrancier, quant au dépassement de soi, quant à des horaires interminable, quant au fait de tenir une cadence infernale ponctuée de moments hors du temps que je n’oublierai jamais.

J’y ai fait d’innombrables rencontres qui aujourd’hui encore résonnent en moi.
Toutes m’ont tant appris, tant fait évoluer, grandir. Et puis le voyage, la rencontre, la culture, la différence… ! C’est ainsi que j’ai pu vivre six mois au Maroc, en Grèce, en Guadeloupe, et dans nos magnifiques montagnes que sont les Alpes.  Grâce au Club Med, je passe un diplôme de coach sportif … Et la suite nous emmène à la question suivante …. 

 

Aujourd’hui où en es-tu ? 

“(…) le sport est devenu source d’équilibre mental plus que physique.”

S’il y’a une chose que je suis capable d’affirmer, c’est que chacun de mes rêves, chacune de mes aspirations, m’ont amené à chaque fois là où je devais être. Vous pensez bien que je n’ai pas fait le récit de mes « échecs » et déconvenues, et croyez-moi il y’en a (rires), et je les bénis, tous autant qu’ils sont. Ils ne m’ont pas seulement rendu plus forte, mais ils m’ont appris la résilience, la résistance, l’affront, l’acceptation … Ils m’ont permis comme j’aime le dire si souvent, d’aller vers ma vérité …. Celle qui nous est propre à tous. 

Durant ces années j’ai réalisé à quel point le sport est devenu source d’équilibre mental plus que physique. Cela paraît fou, mais chaque footing me faisait me dire «  un pas de plus vers moi ». Je ne saurai expliquer ce qu’il se passe chimiquement, outre les endorphines, dans un corps qui s’active … C’est selon moi allier pensées et corps, faire un le temps d’un dix bornes, se reconnecter à sois.  

“Ces différences (…) qui nous apprennent tant…”

Mes voyages m’ont été eux aussi d’un grand enseignement. Se frotter à l’autre, se joindre à des tables faites de cultures différentes, de langues différentes, bref.. Ces différences qui permettent de s’asseoir sur ses craintes, et qui nous apprennent tant …  Quand je lis notre monde actuel, une seule chose me vient à l’esprit, celle de penser que l’ignorance et l’entre sois créé les plus grandes haines. Réapprenons à accueillir l’autre comme un humain qui parcourt les mêmes joies et les mêmes peines, cela suffirait à nous allier les uns aux autres

.

Je parle énormément et je le sais, il ne faut jamais me demander de faire court … 

A la suite de mon BPJEPS AGFF, je rentre à Lille après 15 ans de désertion et m’installe à mon compte en tant que coach sportif. Cependant, je souhaite me reformer et ajouter une dimension sociale. C’est ainsi qu’aujourd’hui je me forme pour pouvoir coordonner des projets socioculturels et sportifs. A mon retour à Lille il y’a presque un an maintenant, Meddy, que vous connaissez,  lance une idée de projet … Que vous connaissez aussi ☺  … celle de Moov’Cycle     

 Tiens parlons-en ! Que t’apportes Moov’cycle, tant dans ta vie professionnelle que privée ? 

C’est simple, moi qui ne croit que peu au hasard, qui suis convaincue que la synchronisation existe, Moov’Cycle est arrivé à un moment propice dans ma vie. Rentrer à Lille après des années d’une vie toute autre, bien moins « posée », me semblait être une épreuve. Au démarrage même du projet, le souhait de Meddy de concevoir un lieu différent, moins conventionnel, m’a d’office parlé. 

Le projet prenant forme petit à petit m’a conforté dans l’idée que j’allais pouvoir être moi au sein de ce concept. De la folie, de la vie, des maux et des mots … On était en plein dans ce qui résonne en moi.

“Il y’a une chose que je répète et répèterai, c’est un concept à vivre …”

Au-delà des rencontres fabuleuses, c’est un pas de plus vers ma personne que j’ai fait grâce à Moov’Cycle, c’est un pas de plus dans ce que je souhaite donner aux autres : du bon, du vrai, du grand …
Le tout en martelant à nos adhérents de venir comme ils sont, avec l’unique désire de se laisser aller à une mélodie différente, à une dimension différente. Et ainsi,  de se permettre dans ce monde de fou, de déconnecter du réel le temps d’une séance …

J’aime les âmes qui déambulent dans nos couloirs. J’aime ressentir la force et les failles qui se dégagent lors des rides dans cette petite salle obscure. Bref, j’aime ressentir toutes ces choses sur lesquelles on ne met pas de mots … Il y’a une chose que je répète et répèterai, c’est un concept à vivre …
Je ne sais pas de quoi est fait demain, je sais juste qu’à l’instant présent, Moov’Cycle me permet de cumuler le théâtre, les mots, la folie et l’amour des gens.

« N’ayez jamais peur d’entrer en vous, qu’il y fasse jour ou nuit, allez-y, armé d’amour, de patience, et de courage. L’obscurité et la lumière sont les antonymes à chérir le temps de son existence » Laure.

MERCI À VOUS TOUS !

Merci à Laure 🙂

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2 Comments

  • Jean-Pierre

    3 novembre 2019 @ 17 h 44 min

    C’est un beau récit… qui est le miroir de cette belle personne que tu es… un récit, qui met en avant la connexion entre le corps, l’esprit, le cœur, et les vies… les tiennes et tes rencontres du passé, du présent et de l’au delà…, qui font grandir chaque jour ton âme et tes connexions.

    C’est également pour moi, une belle rencontre avec toi… toi, qui nous emmènes, nous surpasses, nous changes… dans notre corps et dans nos esprits…
    Cela n’est possible que grâce à la rencontre d’une belle âme sensible et touchante, qui s’ouvre aux autres avec sincérité. C’est par ce canal, que tu nous emmènes au delà de notre zone de confort pour mieux percevoir notre vrai moi et encore plus nous connaître et nous reconnaître au-delà de nos peurs.
    C’est l’esprit de MOOV!

  • Canivez Valy

    4 novembre 2019 @ 0 h 05 min

    Merci Laure pour ton témoignage ! Pas de faux-semblant, tu parles à cœur ouvert et j’apprécie cette vérité !
    C’est une conversation qui résonne et raisonne : merci de nous donner du rêve, de la force, de la joie et l’envie de continuer le chemin avec Moov et ses coachs

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